| Titre : |
Histoires naturelles |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Jules Renard (1864-1910), Auteur ; Léon Guichard (1899-1995), Éditeur scientifique |
| Mention d'édition : |
Réimpr |
| Editeur : |
Paris : GF- Flammarion |
| Année de publication : |
2000 |
| Collection : |
GF num. 150 |
| Importance : |
190 p |
| Présentation : |
couv. ill. en coul |
| Format : |
18 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-08-070150-3 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
843.9 |
| Résumé : |
«Chaque matin, au saut du perchoir, le coq regarde si l'autre est toujours là , - et l'autre y est toujours. Le coq peut se vanter d'avoir battu tous ses rivaux de la terre, - mais l'autre, c'est le rival invincible, hors d'atteinte. Le coq jette cris sur cris : il appelle, il provoque, il menace, - mais l'autre ne répond qu'à ses heures, et d'abord il ne répond pas. Le coq fait le beau, gonfle ses plumes, qui ne sont pas mal, celles-ci bleues, et celles-là argentées, - mais l'autre, en plein azur, est éblouissant d'or. Le coq rassemble ses poules, et marche à leur tête. Voyez : elles sont à lui ; toutes l'aiment et toutes le craignent, - mais l'autre est adoré des hirondelles. Le coq se prodigue. Il pose, çà et là , ses virgules d'amour, et triomphe, d'un ton aigu, de petits riens ; - mais justement l'autre se marie et carillonne à toute volée ses noces de village... Et le coq s'exaspère jusqu'à la fin du jour. Ses poules rentrent, une à une. Il reste seul, enroué, vanné, dans la cour déjà sombre, - mais l'autre éclate encore aux derniers feux du soleil, et chante, de sa voix pure, le pacifique angélus du soir.» Coqs |
Histoires naturelles [texte imprimé] / Jules Renard (1864-1910), Auteur ; Léon Guichard (1899-1995), Éditeur scientifique . - Réimpr . - Paris : GF- Flammarion, 2000 . - 190 p : couv. ill. en coul ; 18 cm. - ( GF; 150) . ISBN : 978-2-08-070150-3 Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
843.9 |
| Résumé : |
«Chaque matin, au saut du perchoir, le coq regarde si l'autre est toujours là , - et l'autre y est toujours. Le coq peut se vanter d'avoir battu tous ses rivaux de la terre, - mais l'autre, c'est le rival invincible, hors d'atteinte. Le coq jette cris sur cris : il appelle, il provoque, il menace, - mais l'autre ne répond qu'à ses heures, et d'abord il ne répond pas. Le coq fait le beau, gonfle ses plumes, qui ne sont pas mal, celles-ci bleues, et celles-là argentées, - mais l'autre, en plein azur, est éblouissant d'or. Le coq rassemble ses poules, et marche à leur tête. Voyez : elles sont à lui ; toutes l'aiment et toutes le craignent, - mais l'autre est adoré des hirondelles. Le coq se prodigue. Il pose, çà et là , ses virgules d'amour, et triomphe, d'un ton aigu, de petits riens ; - mais justement l'autre se marie et carillonne à toute volée ses noces de village... Et le coq s'exaspère jusqu'à la fin du jour. Ses poules rentrent, une à une. Il reste seul, enroué, vanné, dans la cour déjà sombre, - mais l'autre éclate encore aux derniers feux du soleil, et chante, de sa voix pure, le pacifique angélus du soir.» Coqs |
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